Membre Senior - IUF

Olivier Allix

Membre senior de l'Institut Universitaire de France

Directeur adjoint du LMT de l'ENS Paris-Saclay, il vient d'être nommé à l'IUF dont la mission est de développer l'attractivité de l'enseignement supérieur français auprès des chercheurs en pointe.
Service du ministère chargé de l'enseignement supérieur, l'Institut universitaire de France a pour mission de favoriser le développement de la recherche universitaire de haut niveau et de renforcer l'interdisciplinarité.

Son objectif est de permettre que l'activité scientifique d'enseignants chercheurs de haut niveau soit reconnue et encouragée dans leur université d'appartenance, et non par la voie traditionnelle d'une nomination dans un grand établissement parisien, un organisme de recherche ou à l'étranger.

Une activité aux multiples facettes

Après des études de mathématiques pures à Paris 6, Olivier Allix a occupé successivement des postes de maître de conférence à l'ENS-Cachan en 1989, Professeur (à Paris 11) en 1992 et Professeur associé à l'Ecole Polytechnique de 1993 à 2003.

Depuis 1997, au sein du LMT-Cachan, il a eu la responsabilité, d'équipes « matériaux composites » ,« vérification et la validation des modèles », du secteur de Structure & Systèmes (depuis 2006 - 60 personnes), du laboratoire (05-09, 170 personnes). 
 
Directeur adjoint du laboratoire, co-responsable du GRC "Inno-Campus"(ENS-Cachan EADS), du laboratoire commun CETIM-GEM-LMT "Comp'innov", il est membre de plusieurs conseils scientifiques industriels, Euromech et IACM fellow, président de la partie "Mécanique Numériques des Solides" de ECCOMAS, de la Working Party Mechanics of Materials de l'IUTAM et membre de l'Advisory board de Euromech et de 10 journaux internationaux.

Recherches en stratégie numérique au service des composites

Le recrutement à l'IUF s'est appuyé également sur l'analyse de son projet de recherche "Non-Intrusive Simulation Based Engineering Sciences for the robust sizing of composite structures".

L'enjeu de ce projet est de permettre la simulation réaliste des problèmes industriels dans toute leur complexité physique et technologique. La voie proposée est le développement d'une nouvelle famille de méthodes générales, dites non intrusives.

L'objectif est, par un couplage facile et rapide, de fusionner les codes de recherche, aux capacités physiques et numériques avancées, avec la versatilité des codes industriels en terme de représentation technologiques.

Le prérequis non-intrusif est de ne pas s'épuiser à modifier des logiciels industriels fermés de très grande tailles et dont le développement et la maintenance demanderaient des dizaines d'ingénieur spécialisés.

Les applications potentielles sont très générales mais les défis visés concernent la simulation multi-échelle et le design des structures composites jusqu'à rupture tant en statique qu'en dynamique rapide, dans un cadre souvent incertain, en fait le dimensionnement et la conception robuste des structures composites.