Trois professeurs de l'École nommés membres seniors de l'Institut universitaire de France (IUF) en 2026
Leur nomination prend effet au 1er octobre 2026.
L'Institut universitaire de France (IUF)
Les enseignantes-chercheures et enseignants-chercheurs nommés à l’Institut universitaire de France sont placés en position de délégation. Ils continuent à exercer leur activité dans leur établissement d’appartenance et sont déchargés des deux tiers de leur service d’enseignement.
Prix au titre de la chaire Médiation scientifique
Baptiste Coulmont,
Baptiste Coulmont est nommé en qualité de membre sénior de l’Institut Universitaire de France (IUF).
Il est lauréat au titre de la chaire médiation scientifique.
Baptiste Coulmont est professeur des université en sociologie, au Département d'enseignement et de recherche (DER) Sciences hulaines et sociales (SHS) et directeur adjoint (responsable site Paris-Saclay) de l’Institut des sciences sociales du politique (ISP), une unité mixte de recherche du CNRS (UMR n° 7220) implantée sur les campus de l’Université Paris Nanterre et de l’École normale supérieure Paris-Saclay.
Ses travaux portent notamment sur la stratification culturelle, à partir de l’étude du choix des prénoms et sur la confiance, à partir du vote par procuration.
Ancien élève de l’École normale supérieure (promotion 1995, concours B/L, sciences sociales), il réussit l'agrégation de Sciences économiques et sociales en 1998 et son doctorat de sociologie en 2023 (EHESS, Paris)
et passe son Habilitation à diriger des recherches (Université Paris-Descartes) en 2024.
Prix au titre de la chaire Innovation
Emmanuelle Deleporte, professeure des universités, École Normale Supérieure Paris-Saclay
Emmanuelle Deleporte est professeure des universités au Département d'enseignement et de recherche (DER) de physique à l’ENS Paris-Saclay et membre du laboratoire Lumière, matière et interfaces (LuMIn - Université Paris-Saclay, ENS Paris-Saclay, CentraleSupélec, CNRS).
Elle étudie les pérovskites halogénées, une nouvelle classe de semi-conducteurs aux propriétés optiques remarquables, révolutionnaires pour les technologies photovoltaïques de nouvelle génération.
À l’interface entre la physique et la chimie, ses travaux ont contribué à faire de ces matériaux des candidats prometteurs pour les applications en opto-électronique, aussi bien dans le domaine du photovoltaïque que dans le domaine de l’émission de lumière.
Élève de la première promotion de l’ENS Paris issue de la fusion des établissements de la rue d’Ulm et de Sèvres en 1986, puis Maître de Conférences au Laboratoire de Physique de la Matière Condensée à l’ENS Paris, elle se spécialise dans l’étude des propriétés optiques des semi-conducteurs inorganiques. Elle s’intéresse en particulier aux effets de confinement quantique et aux propriétés excitoniques dans les hétérostructures de semi-conducteurs (puits et boîtes quantiques).
En 2002, elle rejoint l’ENS Cachan (devenue ENS Paris-Saclay en 2020) en tant que Professeure des Universités. Elle dirige le département de physique de l’ENS Cachan de 2006 à 2016.
Son arrivée à l’ENS Cachan marque un tournant dans ses recherches vers les matériaux hybrides organiques-inorganiques, notamment les pérovskites hybrides halogénées. Elle fonde alors une équipe de recherche multidisciplinaire, composée de physiciens et de chimistes, qui synthétise des matériaux originaux sous plusieurs formes (cristaux, couches minces, nanoparticules) et étudie leurs propriétés opto-électroniques.
Elle est directrice du Groupement de Recherche (GDR) du CNRS intitulé « Halide Perovskites » depuis 2017.
Ludovic Chamoin, professeur des universités, École normale supérieure Paris-Saclay
Ludovic Chamoin est Professeur des universités au Département d'enseignement et de recherche (DER) en génie mécanique et membre du Laboratoire de mécanique Paris-Saclay (LMPS).
Les activités de recherche de Ludovic Chamoin portent sur le développement de méthodes numériques avancées pour la mécanique des structures. Elles sont marquées par des méthodologies pluridisciplinaires et de fortes collaborations avec l’industrie. Un thème majeur dans ses recherches actuelles concerne le contrôle santé et la maintenance prédictive des structures mécaniques, à partir de jumeaux numériques basés sur la physique et enrichis par les données de capteurs.
Les travaux associés couplent des techniques d’assimilation de données, de réduction de modèle, d’analyse multi-échelle, de contrôle optimal, de propagation d’incertitude et d’intelligence artificielle afin d’assurer la rapidité et la fiabilité du diagnostic, du pronostic et de la prise de décision via des jumeaux numériques hybrides.
Il est également responsable de l'équipe STAN au LMPS où il supervise notamment l'opération de recherche "Simulation basée sur la physique, augmentée par les données, et intégrée au réel". Son projet INCREASER, "Integrated Computational Platform for Efficient Real-time Structural Monitoring and Decision Support from Augmented Digital Twinning", est récompensé en 2025 par une ERC Proof of Concept qui s’inscrit dans la continuité de son projet DREAM-ON, déjà récompensé d’une bourse ERC Consolidator en 2021.


