Louise Mousset (physique)
Louise Mousset est une ancienne élève du Département d'enseignement et de recherche de physique.
Son parcours
Après une double licences "Mécanique Ingénierie et musicologie" à l'université la Sorbonne, de 2011 et 2014, Louise Mousset est entrée sur dossier à l'ENS Cachan, ancien nom de l'ENS Paris-Saclay, en septembre 2014. Elle réussit le second concours l'année suivante.
« J'ai intégré le parcours PHYTEM (Licence 3 et Master 1). À la fin du Master 1, j'ai réussi le second concours, ce qui m'a permis d'obtenir le statut d'élève normalienne. J'ai réussi l'agrégation de Physique-Chimie et fait le Master 2 "Noyaux, Particules, Astroparticules et Cosmologie" (NPAC). »
En arrivant à l'ENS Pari-Saclay elle ne savais pas trop ce qu'elle voulait faire. « Je pensais simplement que la physique pouvait me plaire (et ça a été le cas ! ). J'ai aussi réalisé en arrivant à l'ENS que j'avais fait très peu de physique par rapport aux étudiants arrivant de classe préparatoire. »
Elle retient de ses années de formation à l'ENS Cachan « une solide formation en physique, notamment grâce à la préparation à l'agrégation. J'ai aussi découvert à l'ENS que j'aimais beaucoup les TPs de physique. Le fait d'avoir accès aux bourses de thèses CDSN m'a beaucoup aidée. C'est vraiment un stress en moins d'avoir son financement et on est plus libre de choisir son sujet de thèse. J'ai pu passer l'agrégation, chose que je n'aurais pas fait dans un cursus universitaire classique et, même si je n'ai finalement pas pris mon poste d'enseignante, j'étais très rassurée d'avoir cette possibilité en "back-up" si jamais je ne trouvais pas de poste en recherche. De façon générale, j'ai clairement constaté que le fait d'être passé par une ENS est un plus pour le CV. »
Elle découvre également les associations étudiantes et participe aux "Planches à Musiques", un petit orchestre et troupe de théâtre de l'école qui était actif à ce moment là. « Les gens que j'ai rencontrés par ce biais sont restés des amis très proches. »
Une thèse en cosmologie
Elle a fait une thèse en cosmologie au laboratoire APC (Université Paris-Cité) et travaillé sur le projet QUBIC, un télescope installé en Argentine dédié à la mesure du fond diffus cosmologique. Pendant sa thèse, elle a participé à l'assemblage et aux tests du télescope au laboratoire.
« Jusqu'à très récemment, j'hésitais encore entre enseignement et recherche. J'ai fait une thèse pour voir si la recherche pouvait me plaire et aussi sans trop me poser de question puisque c'était la suite logique du M2 recherche. Comme la thèse s'est très bien passée, j'ai enchaîné sur un post-doctorat. »
Un post-doctorat à en astrophysique et planétologie
Après sa thèse, elle a obtenu une bourse CNES de post-doctorat pour travailler deux ans à Toulouse à l'Institut de recherche en astrophysique et planétologie (IRAP).
Elle a ensuite postulé sur un poste d'agrégée préparatrice à l'ENS Ulm et intégré l'équipe d'astrophysique de l'ENS avec qui elle collaborait déjà en recherche.
« J'ai alors enseigné 192h par an, je faisais tous mon service à la préparation à l'agrégation de Montrouge. »
Un poste de maître de conférence à l'université Paris-Saclay.
En juin 2025, elle obtient un poste de Maître de Conférence à l'université Paris-Saclay. « Je travaille depuis septembre dernier à l'Institut d'Astrophysique Spatiale (IAS) à Orsay. Je suis très contente d'avoir eu ce poste qui allie enseignement et recherche, je trouve que c'est vraiment le métier idéal ! Je suis ravie de ma première année. En réalité j'avais également obtenu un poste de chercheur CNRS mais j'ai préféré celui de Maître de conférence car je voulais enseigner et je suis maintenant convaincue d'avoir fait le bon choix. »
Aujourd'hui elle fait de la recherche en cosmologie et travaille sur des instruments dédiés à la mesure du fond diffus cosmologique. « C'est un rayonnement de corps noir émis environ 380 000 ans après le Big-Bang et aujourd'hui à 2.7 K environ. C'est la première lumière qui s'est propagée librement dans l'Univers et la mesurer nous permet notamment d'étudier la physique de l'Univers primordial. Je travaille sur plusieurs projets, en particulier sur le développement des instruments (modélisation et tests en laboratoire) et le développement de méthodes d'analyse des données. »
Et si on lui demande quels conseils donner aux candidates et candidats des concours ENS ou à ceux qui hésitent à présenter un dossier , elle répond sans hésiter de ne pas hésiter !
« Pour l'enseignement ou la recherche, c'est vraiment la voie idéale. Et si vous avez envie d'étudier la physique (ou la discipline pour laquelle vous candidatez à l'ENS) c'est une super formation. De plus, il va sans dire que le statut de normalien est très avantageux pour faire ses études. Maintenant, si ce qui vous fait hésiter, notamment pour les étudiants ne venant pas de classe préparatoire, est la peur que le niveau soit trop élevé. C'est vrai que c'est difficile, surtout au début, mais vous serez plusieurs dans le même cas et on finit toujours par s'en sortir ! »