Salambô Dago (physique)
Salambô Dago, physicienne engagée dans la recherche fondamentale, est une ancienne élève de l’ENS Paris-Saclay au Département d’enseignement et de recherche 5DER) de physique.
Son parcours l’a menée de l’ENS Paris-Saclay à un poste au CNRS et à l’Institut de science et d’ingénierie supramoléculaires (ISIS) à Strasbourg. Aujourd’hui, elle consacre ses travaux à l’étude des systèmes quantiques complexes, en explorant les échanges d’énergie et la thermodynamique à l’échelle nanométrique.
Son parcours
Après une classe préparatoire en MPSI puis PSI au Lycée Pierre de Fermat (Toulouse), elle intègre, en 2015, l’ENS Cachan (ex nom de l’ENS Paris-Saclay) en physique fondamentale, où elle suit le parcours L3 et M1 PHYTEM (Physique Théorique et Expérimentale des Milieux). « J'ai fait le parcours PHYTEM puis un Master 1 et j'ai ensuite fait l'année de préparation à l'agrégation. »
Elle s’est distinguée en devenant majeure de l’agrégation de physique en 2018.
Elle poursuit ses études en Master 2 Master 2 au Centre international de physique fondamentale (ICFP), parcours Physique Théorique, en collaboration avec l’ENS Ulm et l’UPMC (Sorbonne Université).
De l'enseignement à la recherche
Au début de ses études, elle souhaitait enseigner en classe préparatoire ou à l’université « mais au final il semble que j'ai pris une autre voie. La recherche ne m'attirait pas tant au début. J'ai fait une thèse en suivant un peu des conseils autours de moi et par curiosité surtout. Je pensais rejoindre le corps des professeures et professeurs agrégés directement après ma thèse. »
Elle s’intéresse à la physique stochastique et fait sa thèse à l’ENS Lyon, en physique sur la thermodynamique de l’information : « Stochastic thermodynamics : driving of micro-oscillators applied to the study and the optimisation of information processing” sous la direction de Ludovic Bellon et Sergio Ciliberto.
De 2023 à 2026, elle est post-doctorante à l’Université de Vienne (Autriche), au sein du groupe de Markus Aspelmeyer, avec une bourse Marie Skłodowska-Curie. Elle y travaille sur le contrôle par rétroaction de particules lévitées quantiques, sous la supervision de Nikolai Kiesel. Puis elle part à Barcelone (Espagne).
Un poste de chargée de recherche au CNRS depuis 2026
Depuis février 2026, Salambô Dago occupe le poste de chargée de recherche au CNRS, au sein de l’Institut de Science et d’Ingénierie Supramoléculaires (ISIS) à Strasbourg. Elle intègre l’équipe du Dr. Cyriaque Genet, spécialisée dans les interactions lumière-matière dans les systèmes complexes, au Centre européen de sciences quantiques (CESQ). « Je souhaite petit à petit monter mon groupe à Strasbourg, passer la HDR et continuer en tant que directrice de recherche. »
Elle enseigne également en physique quantique et thermodynamique.
Ses axes de recherche : la physique quantique et la physique stochastique
Ses travaux ds’articulent autour de trois axes majeurs :
- Thermodynamique de l’information : l’étude des liens entre information et énergie, notamment dans les systèmes hors équilibre ;
- Le contrôle quantique et rétroaction avec le développement de méthodes de contrôle par rétroaction pour des particules lévitées quantiques et des applications en métrologie quantique et en manipulation de nano-objets ;
- Échanges d’énergie à l’échelle nanométrique où elle étudie des phénomènes thermodynamiques dans les systèmes quantiques complexes et utilise des nano-objets lévités comme plateforme expérimentale pour étudier les transitions entre régimes classique et quantique.
Les apports de l'ENS Paris-Saclay
Fréquenter des étudiantes et étudiants dans toutes les filières
L’École lui a apporté « une ouverture sur le monde de l'enseignement et de la recherche avec énormément de profils différents. J'ai appris en école ce qu'étaient les métiers de la recherche. L'accompagnement pour l'agrégation était également incroyable. Sur le côté personnel, pouvoir fréquenter des étudiants dans toutes les filières, et avoir des cours dans les facultés parisiennes m'a énormément ouvert l'esprit et permis de sortir de la 'bulle ingénieur/scientifique. »
Apprendre à la pointe de votre domaine
« C'est une école bien plus diverse que les autres écoles d'ingénieur. Elle vous permettra de rejoindre la branche classique ingénieur par des doubles diplômes avec les autres grandes écoles, mais elle vous ouvrira aussi la porte à un monde académique beaucoup plus opaque de l'extérieur. Contrairement aux autres grandes écoles plus axées sur le monde du travail et du management, vous continuerez à l'ENS à apprendre à la pointe de votre domaine de prédilection avec des enseignants qui sont aussi chercheurs et experts dans leur domaine. »