Diplôme ARÉco : Sciences pour les transitions écologiques
Le diplôme Année de recherche en sciences pour les transitions écologiques (ARÉco) est un diplôme universitaire (DU) de l’Université Paris-Saclay, au sein de la Graduate School Métiers de l’enseignement supérieur et de la recherche, opéré au sein de l’ENS Paris-Saclay.
L’objectif du diplôme ARÉco est de rapprocher différentes disciplines et différentes approches disciplinaires pour répondre aux questions environnementales. Il conduit les apprenant·es vers une connaissance large des données scientifiques et des réflexions actuelles sur les différents aspects et enjeux écologiques.
La formation
La formation vise à construire des réponses à la question : quelles politiques publiques sont ou seraient à la hauteur des défis mis au jour par les savoirs scientifiques sur les crises écologiques ?
Pour combiner un socle de connaissances larges à une expertise disciplinaire de haut niveau, la formation associe :
- Un socle commun permettant de croiser les regards disciplinaires sur les crises écologiques : du côté des contraintes physiques de la Terre, des formes de gouvernement et des représentations et imaginaires.
- Des cours à options permettant d’approfondir les connaissances en histoire, philosophie, économie, sociologie, à l’ENS Paris-Saclay et dans d’autres formations, notamment au sein de l’Université Paris-Saclay.
- Un projet interdisciplinaire, individuel ou collectif, pour croiser les différentes approches déclinées au fil de la formation sur un objet précis.
- Un stage avec une dimension recherche, dans un laboratoire, une administration, une association.
Consultez le détail des 2 semestres de la formation.
Public visé
La richesse de cette formation passe par la diversité et la pluralité disciplinaire des étudiant·es.
Le diplôme ARÉco est ouvert à toutes et à tous, toutes disciplines confondues, allant des sciences fondamentales, aux sciences pour l'ingénieur et aux sciences humaines et sociales (chimie, la biologie, l’histoire, la sociologie, le management, l’ingénierie, l’informatique, le design, la physique, les mathématiques, l’informatique...)
Il s'adresse à toutes et à tous :
- Pour les étudiant·es des formations diverses (universités, écoles d’ingénieurs, établissements d’ESR...) de niveau Master 1 ou Master 2 : c’est une année de formation complétant une expertise disciplinaire par une compétence en "Sciences pour les transitions écologiques".
- Pour les normaliennes et normaliens suivant le diplôme de l’École : ce diplôme correspond au "parcours de recherche thématique en Sciences pour les transitions écologiques". Il se fait en 3ème année (ou 4ème année) et permet de valider, a minima, les compétences pluridisciplinarité et recherche.
- Pour des personnes en formation professionnelle, il est également ouvert en formation continue.
Pré-requis
Le programme de formation est ouvert aux étudiant·es de niveau Master 1 minimum ou équivalent, sans pré-requis mais ayant un fort intérêt pour les enjeux écologiques, et le projet de compléter leur formation disciplinaire par des compétences en "Sciences pour les transitions écologiques.
Effectif
- 24 étudiant·es et normalien·nes
Compétences visées
- Maîtriser les données scientifiques fondamentales des sciences écologiques contemporaines ;
- Maîtriser les cadres d’action des politiques publiques environnementales à différentes échelles ;
- Développer une pensée autonome et réflexive sur les enjeux des transitions écologiques ;
- Approfondir ses savoirs et savoir-faire disciplinaires dans le domaine des sciences pour les transitions écologiques ;
- Savoir mener un travail interdisciplinaire pour comprendre les problèmes écologiques contemporains ;
- Conduire un travail collaboratif visant à inscrire les apports des sciences expérimentales et sociales dans la conception de politiques publiques nouvelles.
Débouchés post diplôme
- Poursuite d’études en Master 2 ou en doctorat.
- Différentes fonctions dans les services de recherche pour l’État, les collectivités territoriales, les associations, et/ou les entreprises, allant de la conception/mise en œuvre de politiques publiques à des projets de recherche ou des programmes d’actions participatives, autour de projets écologiques.
Organisation de la formation
L’année est organisée en deux semestres.
Semestre 1
Les cours du premier semestre ont lieu en présentiel à l’ENS Paris-Saclay. Il s’articule autour d’un socle commun et d’un large choix de spécialisations
Le socle commun
Le socle commun vise à apporter des connaissances larges et transversales sur les transitions écologiques, avec une approche intégrative. Il permet à chaque apprenant de s’acculturer avec des disciplines parfois très éloignées de son champ de compétences initiales. Il comprend 3 unités d’enseignement, un projet interdisciplinaire et des activités complémentaires pour enrichir la formation.
Les sociétés humaines vivent dans un environnement large et complexe avec lequel elles interagissent en permanence : La Terre. Afin de mieux comprendre les enjeux écologiques et de transition qui s’imposent à nous, cette UE explicite le fonctionnement du système Terre et les multiples interactions que l’homme entretien avec elle.
4 volets interdépendants
- La biodiversité et les écosystèmes
- Le système climatique
- Les énergies
- Les ressources
Pour chacun d’eux, les cours et TDs s’attachent à présenter les grands principes mais également les enjeux et éléments de réflexion en lien avec les transitions écologiques.
Au-delà de la compréhension de chacun de ces aspects, l’objectif du cours est d’amener chaque apprenant à acquérir une vision holistique et transversale de ce système complexe qu’est la Terre dans lequel nous vivons et avec lequel nous interagissons.
Descriptif très prochainement.
Transmettre une compréhension réelle des enjeux écologiques contemporains met en jeu de nombreuses disciplines mais aussi plusieurs dimensions de nos personnes. Il apparaît ainsi avec de plus en plus évident que les apports de connaissances et les incitations comportementales ne suffisent pas à modifier en profondeur les relations que nous entretenons avec le vivant et qu’un travail des représentations et des sensibilités est crucial à cet égard.
La littérature et les arts, en travaillant les formes narratives, poétiques, scéniques ou encore plastiques de nos représentations, s’attachent à traduire les nuances affectives et perceptives de ces relations en mutations, et à traduire la complexité des bouleversements anthropologiques que nous vivons.
L’évolution des représentations de la "nature "
Dans ce cours, nous appréhenderons au travers d’œuvres littéraires et artistiques, l’évolution des représentations de la "nature ", de l’animal, de notre lien aux lieux ou encore de la catastrophe. Nous mobiliserons pour cela différentes lectures s’intéressant à la mise en forme des imaginaires autant qu’aux enjeux sociopolitiques qui sous-tendent ces productions culturelles.
Le programme détaillé
- Cours introductif. Transmission et travail des formes : comment la littérature et l’esthétique se sont emparées des questions écologiques , quel intérêt pour la transmission de ces préoccupations et connaissances
- Évolution des représentations littéraires de la relation à la "nature" du romantisme à nos jour
- L’animal, de la métaphore à l’écriture de l’altérité
- La relation géographique
- Les imaginaires de la catastrophe écologique (dystopies, récits d'anticipation et SF)
- Perspectives écoféministes
- Lecture décoloniale de la question écologique
- Restitution finale
Par essence, les enjeux écologiques sont à la croisée des chemins de nombreuses disciplines. Afin d’utiliser leurs connaissances et les mettre en pratiques, au cours du premier semestre, les étudiants construisent et mènent un projet réflexif autour des enjeux écologiques d’un objet de leur choix.
La durée du projet étant relativement restreinte, il s’agit avant tout d’une exploration de la littérature disponible (toutes sources et disciplines confondues). Les étudiants consignent leurs recherches et analyses dans un mémoire qu’ils présentent à la fin du 1er semestre.
La conduite du projet
Durant toute la conduite du projet, l’accent est mis sur l’interdisciplinarité, avec pour objectif de proposer une vision large, globale, transversale et intégrée des enjeux écologique de l’objet étudié.
Dans les précédentes promotions
Les étudiants ont pu travailler sur des sujets aussi variés que l’agroforesterie du cacaoyer, la pomme, le thon rouge, les lichens, la performance énergétique des bâtiments, la géoingénierie, la perméabilité des sols urbains, le bambou, le renouvellement des eaux souterraines, le loup, …
Les activités complémentaires proposées permettent d’enrichir la formation en fonction de l’actualité et des opportunités ouvertes sur le plateau de Saclay.
Il peut s’agir de sorties de terrain : découverte écologique du plateau de Saclay, visite des installations techniques du bâtiment de l’ENS Paris-Saclay…
Semestre 2
Descriptif
D'une durée de 5 mois, il se déroule de février à fin juin.
Il doit présenter une dimension recherche, une démarche de réflexion et non se limiter à la mise en œuvre d’actions, de politiques ou d’expériences préalablement élaborées par la structure en amont de l’arrivée du stagiaire.
La structure ou organisme d’accueil dans lequel le stage est effectué est volontairement peu contraint. Il peut s’agir d’un laboratoire de recherche académique, de collectivités locales, d’administrations publiques, d’associations…
Le choix du stage et sa thématique
Le choix du stage et sa thématique sont guidés par les aspirations de l’étudiant qui doit être moteur de sa recherche de stage, accompagné par l’équipe pédagogique de la formation. Ce peut être l’occasion pour l’étudiant d’effectuer un stage dans sa discipline d’origine avec une forte composante écologique, ou bien d’explorer une thématique fortement ancrée dans les transitions écologiques en marge de sa discipline de prédilection, ou encore de faire un pas de côté pour s’essayer à une discipline différente.
Le stage donne lieu à la rédaction d’un rapport et une soutenance orale devant l’ensemble de la promotion.
Au cours des précédentes promotions
Les étudiants ont pu faire des stages au Muséum National d’Histoire Naturelle, au Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, au Laboratoire Ecosystème et sociétés en montagne de Grenoble, au département des Sciences économiques et sociale de l’Agroparistech, à l’INRAE, au Shift Project, à la mairie de Paris, à l’office parlementaire des choix scientifiques et technologiques, au sein de l’association Terre&Cité, ou au Cluster Eau Milieu et sol.
