Juliette Sabatier, créatrice de la start-up TinyBird avec Lise Maillard.

Juliette Sabatier

Co-créatrice de la start-up TinyBird

Promotion 2014/2018

Juliette Sabatier a intégré le département de chimie de l’ENS Paris-Saclay par le concours de la filière PC en 2014. Elle a suivi, en parallèle, un master en chimie à l’université Paris-sud puis s'est spécialisée en chimie des matériaux et formulation en faisant un double diplôme à Chimie Paris Tech.

Elle a découvert l’entreprenariat avec son amie et bientôt associée Lise Maillard. A la fin de son M2 à l’UPMC, elles ont créé la start-up TinyBird, produisant des bonbons 100 % naturels, et travaillent à plein temps dessus depuis.

Pendant nos études, comme tous les étudiants nous grignotions des snacks tous plus transformés les uns que les autres. Nous étions frustrées de ne pouvoir trouver d'alternatives gourmandes et saines à ces snacks. C'est à ce moment que l'idée de concevoir des BonsBecs est venue et que nous avons décidé de créer TinyBird" expliquent Juliette et Lise.

Comment avez-vous eu l’idée de vous lancer dans l’entreprenariat et pensé à un double-diplôme ?

Juliette Sabatier : "Je voulais utiliser mes études pour pouvoir découvrir différentes choses et différents univers. » C’est pour cette raison qu’après un stage universitaire en première année j’ai décidé d’effectuer un stage en start-up en deuxième année. L’environnement m’a beaucoup plu, ce qui m’a poussé à faire un double diplôme afin d’explorer la voie de l’entreprise et de l’entreprenariat."

  Lise Maillard et Juliette Sabatier.

Pourriez-vous nous parler de la gestion au quotidien de l’entreprise que vous avez co-fondé ainsi que ce que vous faites ?

"La création d’une entreprise est loin d’être routinière. De nombreux challenges très variés se présentent au quotidien. Par ailleurs nous devons produire les bonbons, gérer les commandes, animer les réseaux sociaux et communiquer afin de gagner en visibilité, gérer la partie administrative, recruter et encadrer les personnes qui nous rejoignent dans le projet.
Nous devons également trouver de nouveaux clients aussi bien des épiceries fines que des enseignes de grande distribution ou encore des entreprises.

Personnellement j’ai la charge du développement produit et de la production. Je gère également la communication et le marketing. Bien évidemment, nous sommes une jeune entreprise et sommes donc amenés à interagir sur tous les sujets.

À l’avenir, nous avons l’ambition de proposer des alternatives saines aux produits très transformés de notre quotidien. De nouvelles saveurs de BonsBecs sont commercialisées. Et d’autres produits sont en cours de développement pour l’année 2021."

L’entrepreneuriat féminin est au centre de l’attention depuis quelques temps. Pourriez-vous nous en dire un peu plus ?

Vous sentez-vous privilégiée ou au contraire, avez-vous dû faire face à plus d’obstacles pour parvenir là où vous êtes actuellement ?

"Il est vrai que les femmes sont encore aujourd’hui sous représentées dans l’entreprenariat. Des actions se créent pour s’entraider mutuellement. Je fais, par exemple, partie de l’association "Elles sont food" qui regroupe toutes les femmes ayant une activité liée au milieu de la food.

Pour autant je ne me suis pas sentie privilégiée, mais il est difficile de dire si cela porte préjudice puisque nous n’avons pas de comparatif."

Je fais tout pour développer mon entreprise sans prendre en considération les obstacles qui pourraient être liées à mon genre.