Charlie PASQUIER
Charlie PASQUIER

Charlie PASQUIER

DER Physique, ancien élève en ARÉco

Charlie PASQUIER est entré à l’ENS Paris-Saclay sur le concours PSI en 2022. Il a choisi le département d’enseignement et de rechercher (DER) de physique où il a réalisé une Licence 3 (L3) de physique fondamentale et le Master 1 Irène Joliot-Curie. Il a ensuite suivi l’année ARÉCO en 2024/2025 et termine en 2025/2026 un Master 2 (M2) de géosciences à l’ENS PSL.

Témoignage

Si j’intuitais avant cette année de formation de l’importance de faire dialoguer les disciplines scientifiques pour étudier, comprendre et proposer des solutions à l’enjeu climatique et environnemental, j’en ai été convaincu… Et j’ai forgé la conviction que le climat, la biodiversité, l’environnement et leurs changements brusques sont des objets qui ne peuvent être appréhendés qu’en multipliant les points d’observations, les approches et en conjuguant celles-ci.

En troisième année, Charlie PASQUIER choisit de faire une année spécifique ARÉCO (diplôme ARÉco) des sciences pour les transitions écologiques. 
Le diplôme Année de recherche en sciences pour les transitions écologiques (ARÉco) est un diplôme universitaire (DU) de l’Université Paris-Saclay, opéré au sein de l’ENS Paris-Saclay. Il permet rapprocher différentes disciplines et différentes approches disciplinaires pour répondre aux questions environnementales et conduit les apprenant·es vers une connaissance large des données scientifiques et des réflexions actuelles sur les différents aspects et enjeux écologiques. En savoir plus sur l’année spécifique ARÉco.

« J’ai découvert l’année ARÉCO par ma présence dans les institutions de l’école et par les séminaires de présentation. J’ai assez vite choisi cette année pour mon année spécifique de parcours (ASP) car elle me permettait de me former sur les enjeux des transitions écologiques par le prisme de disciplines différentes de la mienne. »

L’année ARÉCO lui a apporté deux choses : 

Une approche et une culture pluridisciplinaire

« ARÉCO m'a apporté une approche et une culture pluridisciplinaire appliquées à la crise écologique et démocratique ainsi que du temps pour prendre du recul sur mon parcours et mes envies. 
Si j’intuitais avant cette année de formation de l’importance de faire dialoguer les disciplines scientifiques pour étudier, comprendre et proposer des solutions à l’enjeu climatique et environnemental, j’en ai été convaincu. J’ai aussi pu constater le manque de dialogue entre les disciplines de la physique, des sciences expérimentales et techniques avec les sciences humaines et sociales. J’y ai compris les atouts qu’une démarche pluridisciplinaire apporte à la recherche et aux chercheurs et chercheuses. Et j’ai forgé la conviction que le climat, la biodiversité, l’environnement et leurs changements brusques sont des objets qui ne peuvent être appréhendés qu’en multipliant les points d’observations, les approches et en conjuguant celles-ci. »

Une recherche qui évalue, projette ou propose des politiques publiques environnementales

« Ensuite cette année m’a permis de réaliser un stage au sein d’un organe parlementaire. J’y ai découvert le champ politique et ses interactions avec les champs scientifiques, techniques et industriels. Cela m’a conforté dans mon envie de travailler à cette intersection, de porter une recherche qui évalue, projette ou propose des politiques publiques environnementales. J’avais déjà prévu de réaliser un Master 2 en recherche (M2R) en sciences de l’environnement et mon choix vers le M2 de géosciences de l’ENS PSL a été la suite logique de mon parcours. 

Je ne savais pas du tout ce que je voulais faire en entrant à l'ENS Paris-Saclay. Je pensais au tout début vouloir faire de la mécanique quantique, de la physique des particules ou des accélérateurs. Si le sujet m’intéresse toujours (pour ma culture), j’ai découvert qu’ils ne me passionnaient pas plus que ça en les abordant dans mes cours de L3 et de M1. 
J’ai alors cherché à trouver du sens dans mon travail et dans ma recherche. Les sciences environnementales couplées aux politiques publiques ont alors répondu à ma curiosité scientifique et à cette quête de sens, de travail au service de l’intérêt général.
L’École m’a apporté un cadre dans lequel j’ai pu faire évoluer mon projet, explorer la pluridisciplinarité qui m’est chère. Ce contexte m’a offert de nombreuses et précieuses discussions avec des spécialistes et des étudiant·es de disciplines variées. »

Qu'envisagez-vous de faire après l'ENS ? 

« Je souhaite poursuivre mon parcours par une thèse portant sur des enjeux de santé environnementale et de politiques de santé publique. Pour la suite je ne sais pas encore, j’aimerais poursuivre dans cette interface sciences/politiques publiques mais je ne sais pas encore de quel côté je me placerai. » 

Quels conseils donner aux élèves/étudiant·es qui hésitent à candidater pour le diplôme ARÉco  ?

Si vous êtes intéressé·es par les questions environnementales au sens très large et que vous souhaitez élargir vos horizons, n’hésitez plus à faire cette année ! Elle est adaptée à tous les parcours, que vous veniez des sciences humaines et sociales, des sciences expérimentales ou fondamentales voire même que vous soyez en reconversion professionnelle !
Les prérequis de chaque cours sont assez bas et vous aurez l’occasion de construire votre parcours comme vous le souhaitez (beaucoup de cours sont à la carte).
N’hésitez surtout pas à contacter les ancien·nes des promos précédentes, nous avons tous et toutes des parcours différents et c’est cela qui enrichi les discussions au cours de l’année !