Charte d’usage de l’IA générative à l’ENS Paris-Saclay
Face à son accessibilité croissante et à son utilisation spontanée par la population et en particulier par les communautés universitaires, l’ENS Paris-Saclay, en tant qu’établissement engagé pour une recherche et une formation responsable, souhaite accompagner ses personnels et les étudiantes et étudiants vers des usages de la technologie qui soient respectueux des valeurs d’humanisme, de progrès, d’intégrité et d’éthique inscrites dans sa stratégie globale.
L’École reprend donc la charte d’usage de l’IA générative de l'université Paris-Saclay. N'hésitez pas à la télécharger !
IA générative
Bien que l’IA générative semble avoir émergé très récemment, elle est le fruit de plusieurs décennies d’innovations dans le domaine du machine learning (apprentissage automatique). Ces innovations se sont accélérées au cours des dix dernières années, donnant naissance à l’IA générative telle qu’on la connaît.
En pratique, l’IA générative fait bien appel à un concept scientifique, à savoir des systèmes informatiques capables de générer des données. Le terme désigne aussi bien ChatGPT, conçu pour générer du texte, que MidJourney, utilisé pour créer des images, GitHub Copilot, destiné à fournir du code informatique, ou encore AlphaFold, spécialisé dans la modélisation des protéines.
Les limites des modèles génératifs
Aussi performants soient-ils devenus, les modèles génératifs conservent des limites. ChatGPT et les autres systèmes similaires n’ont pas de notion de ce qui est bon ou mauvais dans leur réponse. Ils ont une notion de ce qui est vraisemblable ou non. Ils sont donc tout à fait capables de générer des erreurs, des réponses statistiquement bonnes mais factuellement fausses. Et les modèles ne savent pas dire qu’ils ne savent pas. Une autre limite essentielle des modèles est leur manque de prédictibilité et d’explicabilité. Pourquoi ce modèle a-t-il fourni cette réponse plutôt qu’une autre ?
De nombreuses questions éthiques, juridiques et environnementales
L’essor de l’IA générative ne vient pas sans défis, ni risques. Cette technologie révolutionnaire soulève de nombreuses questions éthiques et juridiques, liées à sa conception, ses usages ou encore son impact sociétal et environnemental.
La loi historique, l'IA Act, entrée en vigueur en août 2024 dans l’Union européenne (UE), vise à jeter les bases de la réglementation de l’intelligence artificielle (IA) au sein de l’UE.
La charte d'usage de l'Université Paris-Saclay reprise par l'ENS Paris-Saclay
Un cadre commun aux communautés universitaires
Cette charte a pour objectif de proposer un cadre commun aux communautés universitaires : enseignantes, enseignants, étudiantes, étudiants, enseignantes-chercheuses, enseignants-chercheurs, chercheurs, chercheuses, administratifs et personnels techniques, afin de favoriser un usage pertinent, maîtrisé et conforme aux valeurs de l’institution.
La présente charte est mise en œuvre par l'université Paris-Saclay suite à l’examen du Comité social d’administration d’établissement (CSAE) réuni le 16 Septembre 2025, dans le cadre d’une expérimentation d’un an. Le bilan de son application sera fait en juin 2026 auprès du CSAE.
Les grands principes et les bonnes pratiques à adopter
La charte définit les grands principes du positionnement de l'Université Paris-Saclay et de l'ENS Paris-Saclay sur ces outils ainsi que les bonnes pratiques à adopter :
- Promouvoir une IAG maîtrisée au service de l’université et de l'École respectant les principes de souveraineté et assurant un engagement éthique, responsable, durable, préservant l’intégrité scientifique et au service de l’intérêt général, d’accompagnement et de formation ;
- Évaluer la pertinence avant usage, afin d’identifier le bon outil pour le bon usage ;
- Respecter la confidentialité des données et favoriser les outils souverains ;
- Mobiliser son esprit critique et valider les contenus générés ;
- Assurer une transparence d’usage...
Téléchargez la Charte d’usage de l’IA générative (PDF - 238 ko)
IA - Crédits image : Freepick