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Séminaire nomade "Origines, traces et provenance" avec Marie Cornu

Dans le cadre du « séminaire nomade » de la Graduate School Humanités-Sciences du patrimoine, consacré à la question des « origines, traces et de la provenance » des objets patrimoniaux, Martin Guerpin (RASM-CHCSC, Université Paris-Saclay-Évry) Marie Cornu (ISP) proposent un séminaire sur le thème "Le patrimoine de qui ? Appropriations culturelles, propriété et identités collectives. Approches comparées" le 28 mars 2023.
Il s'agit d’engager une réflexion historiographique et théorique sur la notion d’appropriation, et en particulier sur les enjeux de propriété qu’elles soulèvent, tant pour les objets matériels que pour les biens immatériels (pratiques artistiques, idées, etc.) qui font l’objet d’appropriations.
Ajouter à mon agenda 2024-02-26 13:04:53 2024-02-26 13:04:53 Séminaire nomade "Origines, traces et provenance" avec Marie Cornu Dans le cadre du « séminaire nomade » de la Graduate School Humanités-Sciences du patrimoine, consacré à la question des « origines, traces et de la provenance » des objets patrimoniaux, Martin Guerpin (RASM-CHCSC, Université Paris-Saclay-Évry) Marie Cornu (ISP) proposent un séminaire sur le thème "Le patrimoine de qui ? Appropriations culturelles, propriété et identités collectives. Approches comparées" le 28 mars 2023.
Il s'agit d’engager une réflexion historiographique et théorique sur la notion d’appropriation, et en particulier sur les enjeux de propriété qu’elles soulèvent, tant pour les objets matériels que pour les biens immatériels (pratiques artistiques, idées, etc.) qui font l’objet d’appropriations.
Université d’Évry ENS-PARIS-SACLAY webmaster@ens-paris-saclay.fr Europe/Paris public
INFORMATIONS PRATIQUES

Organisation : Martin Guerpin (RASM-CHCSC, Université Paris-Saclay-Évry) Marie Cornu (ISP)

Inscription obligatoire
 
Lieu : Université d’Évry
Amphithéâtre 150
Bâtiment Maupertuis
3 rue du Père Jarlan
91025 Evry-Courcouronnes
Plan d’accès
 

Résumé

Le patrimoine de qui ? Appropriations culturelles, propriété et identités collectives. Approches comparées ENS Paris-Saclay

Les usages scientifiques de cette notion seront abordés de manière critique. Abondamment utilisée en sciences humaines, elle a fait l’objet d’usages parfois négatifs depuis les années 1990. Développées grâce aux théories postcoloniales, celles-ci visent dans l’appropriation un acte visant à effacer les origines et/ou la provenance d’un objet matériel ou d’un bien immatériel.
Quel que soit leur degré de radicalité, ces critiques nous incitent à envisager l’articulation de la notion d’origine et celle de propriété d’un bien. Si celle-ci peut paraître (souvent faussement) évidente pour des objets matériels (à qui appartient par exemple la matrice de l’enregistrement vidéo d'une comédie musicale adaptée d’un film, et impliquant des compositeurs, des scénaristes, des paroliers, des metteurs en scènes, des musiciens, des acteurs, des danseurs, une équipe de tournage, une équipe de postproduction et une société de production ?), elle se pose de manière encore plus aigüe pour des biens immatériels qui sont tout autant des productions collectives qu’individuelles (à qui appartient par exemple le jazz, et dans quelles conditions celui-ci peut-il être « volé » ?), ou encore pour la mémoire (en quoi peut-on parler d’appropriations mémorielles dans les processus de patrimonialisation, et en quoi les sciences humaines elles-mêmes jouent-elles un rôle dans ces processus) ?

Comme le suggère cette dernière dimension, la réflexion accordera une place importante :

  • à l’historiographie comparée de la notion d’appropriation. Sera ainsi envisagée, d’une part, de l’histoire des usages de la notion d’appropriation dans les différentes disciplines qui l’ont convoquée et, d’autre part, aux variations de sens qu’elle a pu subir d’une discipline à l’autre, et au sein même d’une même discipline (musicologie, histoire de l’art, anthropologie, droit, histoire culturelle, économie, études patrimoniales, etc.),
  • au rôle de la notion d’appropriation dans les débats liés aux phénomènes de patrimonialisation ou de dépatrimonialisation. Seront ainsi envisagés les phénomènes d’adaptation et/ou de déformation de la signification et des appartenances originales des objets et traditions faisant l’objet de politiques de patrimonialisation et de dépatrimonialisation.

Au programme

9h : Accueil café

9h30 : Appropriations locales et privées du patrimoine littéraire national : le cas de la maison Corneille et des hôtels littéraires
Intervenante : Marie-Clémence Régnier (Université d'Artois)
Répondant.e - Clara Bouveresse ou Martin Guerpin (RASM CHCSC, Université Paris-Saclay-Évry)

10h30 : Processus d’appropriation/ ré appropriation en contexte colonial et post-colonial. Le cas de la « culture populaire brésilienne ».
Intervenant : Benoît de l'Estoile (ENS, EHESS)
Répondante – Anaïs Fléchet (CHCSC, UVSQ, Université Paris-Saclay)

11h45 : La conservation et de la restauration des instruments de musique "non-européens" acquis pour le musée Instrumental du Conservatoire et le musée d'Ethnographie du Trocadéro / musée de l'Homme
Intervenante : Ariane Theveniaud (Université Paris-Saclay)
Répondante – Marie Cornu (ISP, ENS Paris-Saclay)

12h45 : déjeuner

14h30 : Propriété intellectuelle de pratiques culturelles collectives et non matérielles
Intervenante : Valérie-Laure Benabou (DANTE, UVSQ, Université Paris-Saclay)
Répondant.e - Clara Bouveresse ou Martin Guerpin (RASM CHCSC, Université Paris-Saclay-Évry)

15h30 : Appropriations françaises du jazz et du chaâbi algérien : une approche historique, musicologie et autoethnographique
Intervenant : Martin Guerpin (RASM CHCSC, Université Paris-Saclay-Évry)
Répondant - Philippe Gumplowicz (RASM-CHCSC, Université Paris-Saclay-Évry)

16h30 – 17h
Discussion, synthèse et clôture de la journée